Chantre reconnu et frère du célèbre Michel Bakenda, Paul Bakenda sort du silence.
Dans une rare confidence, il revient sur l’épreuve qui a secoué sa vie,un divorce prononcé après seulement un an de mariage, suite à un adultère. Mais loin de s’apitoyer, il témoigne avec une humilité désarmante d’une renaissance spirituelle.
C’est avec une franchise rare dans le milieu évangélique que Paul Bakenda s’est livré sur sa vie personnelle. Invité à s’exprimer sur les épreuves conjugales, le jeune frère de Michel Bakenda n’a pas éludé les questions.
Il a posé à nu les failles d’un homme de Dieu, rattrapé par la douleur et le désordre, mais finalement sauvé par la grâce :
« L’année passée, j’ai connu une épreuve alors que je venais de me marier », a-t-il confié.
Selon lui, l’adultère de son épouse est à l’origine de cette séparation brutale :
« Le diable a réussi à tromper ma femme et elle est tombée dans l’adultère. »Mais ce qui frappe dans son récit, ce n’est pas tant la faute de son ex-conjointe que sa propre réaction. L’homme d’église, connu pour son onction et sa ferveur, admet avoir sombré :
« Après cette épreuve, je me suis laissé emporter. J’ai mené une vie de désordre. Je ne priais plus, je ne jeûnais plus. »
Par ailleurs, Paul Bakenda révèle également les circonstances qui ont précédé cette crise :
« J’étais parti aux États-Unis pour servir Dieu, en laissant ma femme. En retour, ce que je craignais s’est réalisé. » Une distance géographique qui, couplée à un relâchement spirituel, a ouvert une brèche dans son foyer.
Pourtant, ce témoignage n’est pas un récit de défaite, mais de résilience :
« Mais aujourd’hui, je sens que Dieu me veut encore », affirme-t-il avec ferveur. Je n’aime pas être une vedette, j’aime servir Dieu. »
Sa conclusion est un appel à la transparence, surtout pour la jeune génération : « C’est rare de voir un jeune dire ce que je viens de dire… », a-t-il souligné, conscient que la pudeur et l’image empêchent souvent les croyants d’avouer leurs chutes.
En osant raconter sa descente aux enfers, Paul Bakenda ne cherche ni à justifier le péché, ni à noircir le passé, mais à exalter une vérité. il est possible de revenir de très loin. Aujourd’hui, il se reconstruit, non sur les ruines de son mariage, mais sur la promesse d’un Dieu qui, selon lui, n’a pas fini d’écrire son histoire.