L’audience du procès Rebo Tchulo s’est achevée hier à 22 h 40, heure locale, Après des semaines de débats, le tribunal a annoncé que le verdict tant attendu sera rendu le 20 août 2026. Un délai de réflexion qui laisse place à toutes les spéculations, alors que la pression médiatique et populaire ne faiblit pas autour de cette affaire aux multiples ramifications.
« Je ne suis habituée qu’à dire la vérité »
Lors de sa dernière prise de parole avant le délibéré, Rebo Tchulo a livré une allocution empreinte d’émotion, de foi et de détermination. Face au président du tribunal, elle a martelé son innocence avec la conviction des jours sombres.
« Depuis le début de ce procès, je ne fais que dire la vérité. Depuis que ce dossier a débuté, je n’ai pas de paix. Heureusement, le Seigneur me donne la force de tenir. » a-t-elle déclaré, la voix parfois brisée mais ferme.
L’artiste, qui n’a cessé de se présenter comme une chrétienne pratiquante, a opposé sa foi à ce qu’elle considère comme un acharnement : « Je suis chrétienne et je ne suis pas habituée à mentir. Je dis toujours la vérité, rien que la vérité. »
« On me colle des maris, je suis choquée »
Mais au-delà de la défense juridique, Rebo Tchulo a vigoureusement dénoncé ce qu’elle perçoit comme un procès en réputation mené en parallèle des débats judiciaires.
« Dans ce dossier, je suis innocente. Je n’y suis pour rien et je n’ai aucune relation avec les militaires. Je n’ai jamais appelé quelqu’un pour intervenir, qu’il soit militaire ou membre du gouvernement. » a-t-elle insisté, en prenant soin de regarder l’auditoire et les journalistes.
Puis, dans un élan plus personnel, elle a ajouté : « Tout le pays m’a collé des maris au dos. Je suis choquée. » Une allusion directe aux rumeurs et aux amalgames qui ont nourri les chroniques people et politiques durant l’instruction, au point de brouiller la frontière entre vie privée et affaire d’État.
« Que chacun soit responsable de ses actes »
S’adressant directement au président du tribunal, elle a lancé un appel solennel :
« Monsieur le Président, que la justice fasse son travail et que chacun soit responsable de ses actes. » Une phrase qui résonne comme une mise en garde, alors que plusieurs zones d’ombre persistent sur le rôle exact des personnes citées dans ce dossier.
La chanteuse s’est dite victime d’un bouc émissaire idéal : « Depuis le début de ce procès, on me fait porter le chapeau. Parce que je suis Rebo ? Parce que je suis une artiste ? » Une question rhétorique qui résume le malaise d’une célébrité prise dans un étau judiciaire et médiatique.
« Devant les hommes, cela ne se voit pas, mais devant Dieu… »
En guise de conclusion, Rebo Tchulo a placé sa dernière cartouche sur le terrain spirituel, un registre qu’elle maîtrise et qui touche une large part de l’opinion congolaise.
« J’ai confiance en la justice. Dieu connaît nos cœurs et il sait qui ment et qui dit la vérité. Même si, devant les hommes, cela ne se voit pas, chaque personne ici qui ment à mon nom paiera devant Dieu. »
Des paroles lourdes de sens, qui sonnent à la fois comme un acte de foi et un avertissement jeté à ses accusateurs.
Rendez-vous le 20 août