La question était directe. La réponse l’a été tout autant. Interrogé au micro de Canal+ sur sa présence dans la sélection congolaise pour la Coupe du monde de la FIFA 2026 malgré un temps de jeu limité en club cette saison, Théo Bongonda n’a pas cherché à noyer le poisson.
« Franchement, même pas. Je connais la relation que j’ai avec Sébastien Desabre, elle est particulière. Je sais qu’il me fait confiance et j’essaie de lui rendre sur le terrain. Je le remercie de continuer à me faire confiance. »
Une franchise désarmante qui dit deux choses en même temps. D’abord, Bongonda reconnaît lui-même que son temps de jeu en club ne justifie pas automatiquement sa place en sélection. Ensuite, il assume pleinement que sa présence dans le groupe repose sur une relation de confiance personnelle avec le sélectionneur Sébastien Desabre, une confiance qu’il s’engage à honorer sur le terrain quand l’occasion se présente.
Cette déclaration relance inévitablement un débat qui revient régulièrement autour des Léopards : sur quels critères Desabre construit-il ses listes ? La forme du moment, le statut, la loyauté, ou une combinaison de tout cela ? Le cas Bongonda cristallise ces questions mieux que n’importe quel autre, puisque l’intéressé lui-même reconnaît que la logique sportive pure n’explique pas entièrement sa convocation.
Ce qui est certain, c’est que la Coupe du monde approche et que chaque joueur retenu portera une responsabilité immense. Pour Théo Bongonda, la meilleure réponse aux questions restera toujours celle qu’il donnera sur le terrain.






