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Camille Yembe sort « Jeune & laide » : la pop congolo-belge qui ne demande pas la permission

Camille Yembe sort « Jeune & laide » : la pop congolo-belge qui ne demande pas la permission

Camille Yembe sort "Jeune & laide" : la pop congolo-belge qui ne demande pas la permission Camille Yembe sort "Jeune & laide" : la pop congolo-belge qui ne demande pas la permission
Camille Yembe sort "Jeune & laide" : la pop congolo-belge qui ne demande pas la permission

Avec son premier album de 15 titres, la Bruxelloise d’origine congolaise livre une œuvre intime, taillée dans le réel.

Elle n’a pas attendu qu’on lui ouvre la porte. À 29 ans, Camille Yembe sort ce 22 mai son premier album, Jeune & laide, un projet de 15 titres édité sous le label PAFF Music/Tie Break. Un disque construit sur un an de travail, pensé comme une œuvre totale dès le départ, et qui confirme ce que ses premières sorties laissaient déjà pressentir : il y a dans cette artiste quelque chose de rare.

Congolaise par les racines, Bruxelloise par le bitume

Née de parents belgo-congolais, Camille Yembe grandit à Bruxelles dans un environnement difficile. Elle quitte le foyer familial à 16 ans. C’est ce parcours, ce réel-là, qui nourrit chacune de ses chansons. Pas de fictions ni de détours : l’autobiographie comme matière première, l’identité comme terrain de jeu.

itw-camille-yembe-@MARTA-PETRACCONE

Pour les amateurs de culture congolaise qui suivent Talents2kin, son nom à consonance familière n’est pas un hasard. Ses racines sont là, présentes dans sa façon d’habiter la musique, dans cette manière de porter des histoires lourdes avec une légèreté qui n’appartient qu’à ceux qui ont vraiment vécu ce qu’ils racontent.

Contrairement à son premier EP, qu’elle décrit elle-même comme un mélange de chansons sans ligne directrice claire, Jeune & laide a été pensé comme un tout cohérent dès le premier jour. Elle savait exactement ce qu’elle voulait raconter avant même d’entrer en studio. Et ça s’entend.

Une pop qui ne s’excuse pas

Jeune & laide ne ressemble à rien d’autre sur le marché francophone en ce moment. Camille fait de la pop, mais avec ses propres codes : ceux du rap, du vécu, d’un langage qui n’appartient qu’à elle. Elle cite pêle-mêle Diam’s, Charles Aznavour, Aphex Twin et MK.gee parmi ses influences. Le résultat est une musique hybride qui ne rentre dans aucune case, mais coche toutes les cases de ce qu’on cherche quand on veut de la sincérité.

Avec son premier album de 15 titres, la Bruxelloise d'origine congolaise livre une oeuvre intime, taillée dans le réel.
Avec son premier album de 15 titres, la Bruxelloise d’origine congolaise livre une oeuvre intime, taillée dans le réel.

Son challenge, elle l’exprime clairement : faire exister dans la pop des récits qu’on retrouve davantage dans le rap. Des histoires de précarité, de familles dysfonctionnelles, de réalité sociale. Et le faire sans lisser, sans édulcorer, sans demander pardon pour la rugosité du matériau.

Les productions signées Armand Tournier et Paco Del Rosso, qui a également assuré la réalisation de l’ensemble de l’album, installent un cadre sonore précis qui laisse la voix et le texte respirer. Travailler avec peu de personnes, toujours les mêmes, a donné à l’album cette cohérence rare qu’on sent dès les premières écoutes. L’interlude L’étoile, qui intègre la voix de son père enregistrée à son insu via une note vocale, résume à lui seul l’ADN du projet : intime, courageux, sans artifice.

15 titres, des featurings qui font sens

Camille Yembe ne voulait pas de featurings gratuits. Elle le dit elle-même : son album est trop intime pour accueillir des invités qui ne comprendraient pas vraiment de quoi il s’agit. Ceux qu’elle a choisis ont donc une raison d’être là.

Lous & the Yakuza, autre Bruxelloise au parcours puissant, pose sa voix sur Seize ans dans les veines, un titre dont le nom seul suffit à raconter une histoire. Deux femmes noires dans la pop francophone, deux trajectoires qui se croisent sur un morceau qui porte le poids de ce que ce genre de rencontre représente encore aujourd’hui dans un paysage musical peu diversifié. Ino Casablanca, rappeur en vue dont la personnalité artistique est immédiatement identifiable, apporte un contrepoint qui renforce l’ancrage urbain du projet sans en trahir l’esprit pop.

Le single Coups de soleil, sorti en 2025, avait déjà posé les bases. RICH s’annonce comme un autre moment fort du disque.

Ce qu’elle dit elle-même

« Je suis un bon exemple de résilience. » Ce n’est pas de la vantardise. C’est un constat. Et c’est exactement pour ça que son album atterrit : parce qu’il vient de quelque part. Parce que les thèmes qu’elle traite, la précarité, la famille, l’identité, l’acceptation de soi, ne sont pas des postures mais des vécus. Parce que quand elle répète les mêmes thèmes d’une chanson à l’autre, ce n’est pas un manque d’imagination mais une nécessité : un sujet aussi profond ne peut pas être épuisé en un seul titre.

Elle a aussi une vision très précise de l’image, qu’elle considère comme représentant 40 à 50 % du message d’une chanson. Chaque clip pose une question, laisse des indices, ouvre des lectures différentes. Une artiste 360 en construction, qui vise l’excellence dans chaque dimension de son art sans que ce soit une logique de compétition, juste une façon de se pousser.

Sur scène dès le 24 mai

La sortie de l’album s’accompagne d’un agenda scène ambitieux. Camille Yembe joue au Botanique de Bruxelles le 24 mai, puis aux Ardentes le 5 juillet, à Dour le 17 juillet et aux Francos de Spa le 26 juillet. Une artiste à voir en live au plus vite, elle-même le premier endroit où elle dit se dépasser.

Jeune & laide de Camille Yembe. Disponible sur toutes les plateformes depuis le 22 mai 2026.

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