Le journaliste Emery Kabongo a publié une tribune qui fait mouche. En quelques lignes directes et sans concession, il dresse un constat amer sur l’état de la LINAFOOT et sur les violences qui continuent de gangréner le football congolais, année après année, sans que rien ne change véritablement.
Son diagnostic est sans appel, et il distribue les responsabilités à tous les étages.
Les arbitres d’abord, qu’il qualifie de très corruptibles, des hommes censés incarner la neutralité et l’équité sur le terrain mais dont la crédibilité est régulièrement mise en cause. Derrière eux, certains dirigeants de clubs qui entretiennent ce système en manipulant ces mêmes arbitres pour servir leurs intérêts. Au-dessus, l’organisateur du championnat qui n’assure aucune sécurité dans les stades, laissant chaque journée de championnat se dérouler dans un environnement qui peut basculer à tout moment. Et enfin, des supporters dont la mentalité, selon ses mots, n’a pas évolué.
La conclusion d’Emery Kabongo est celle d’un homme épuisé de voir le même film se répéter en boucle : chaque année, les mêmes causes produisent les mêmes effets.
C’est là que réside le vrai problème. Pas dans l’absence de diagnostic, puisque tout le monde sait exactement ce qui ne va pas. Mais dans l’absence de volonté de changer les choses. Tant que les responsabilités resteront partagées sans que personne ne soit réellement tenu de rendre des comptes, les stades congolais continueront d’être des espaces à risque plutôt que des lieux de fête et de passion sportive.
En 2026, alors que les Léopards s’apprêtent à disputer une Coupe du monde, le contraste entre l’élan national autour de la sélection et l’état de délabrement institutionnel du championnat local n’en est que plus frappant.




