Ce jeudi, l’espace Royal de Kinshasa a été le théâtre d’une mobilisation. Réunis pour défendre l’honneur de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, victime d’une campagne de haine numérique, les participants ont transformé leur indignation en une action concrète, un mémorandum officiel déposé au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) pour exiger la fermeture massive de comptes TikTok.
Le cap clair : en finir avec les « délinquants numériques »
Au cœur des revendications, une cible précise : le réseau social TikTok, devenu un vecteur privilégié d’insultes, de menaces et de cyberharcèlement contre la Première Dame et, par extension, contre les femmes congolaises. Les manifestants ont dénoncé la banalisation de ces attaques et l’absence de réaction rapide de la plateforme face aux contenus violents.Selon Christian BOSEMBE,des échanges techniques avancés ont eu lieu avec les responsables de TikTok au niveau international. L’objectif est sans équivoque : obtenir la fermeture définitive de 2 000 comptes, qu’il a qualifiés sans détour de « repères de délinquants numériques »
« Nous avons identifié, documenté et transmis les preuves. Il ne s’agit pas de liberté d’expression, mais d’une véritable entreprise de déstabilisation. Ces comptes sont des armes de destruction massive de la dignité humaine. La fermeture est imminente », a-t-il dit.
Des personnalités politiques en soutien, sans faire l’actualitéUn mémorandum au CSAC pour une régulation ferme
Parallèlement à cette annonce, le mémorandum remis au CSAC ne se contente pas d’une simple plainte. Il appelle à une régulation stricte et à des sanctions exemplaires contre les administrateurs de ces pages. Les signataires exigent que l’instance de régulation utilise tout son poids pour contraindre les géants du numérique à collaborer avec les autorités congolaises.
« Nous ne tolérerons plus que des anonymes, cachés derrière des écrans, salissent l’image de nos institutions et bafouent le respect dû aux femmes. La réponse doit être numérique et judiciaire », pouvait-on entendre dans les rangs des manifestants.
Alors que la Première Dame n’a pas fait de déclaration publique ce jour, ses soutiens ont promis de maintenir la pression jusqu’à ce que les plateformes numériques deviennent des espaces de débat sain et non des terrains de chasse pour « délinquants du clavier ».