Un nouveau drame vient raviver les angoisses des Kinois. Dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 août, le journaliste Roger Kiswemi Bondengele et son épouse ont été victimes d’une incursion nocturne d’une violence inouïe à leur domicile. Les faits, survenus entre 1h30 et 2h du matin, plongent une fois de plus la capitale congolaise dans une vive inquiétude face à l’insécurité grandissante.
Une attaque d’une brutalité rare
Selon le récit du journaliste, encore sous le choc, les assaillants ont forcé les portes de sa résidence avant de s’en prendre physiquement au couple. Plusieurs biens de valeur ainsi qu’une somme d’argent ont été emportés. Mais le traumatisme ne s’arrête pas là : les agresseurs auraient également tenté de violer son épouse, ajoutant à l’horreur de cette intrusion.
« C’était une attaque d’une rare violence. Ils n’ont rien épargné, ni notre dignité, ni notre sécurité », a confié Roger Kiswemi Bondengele, la voix brisée, dénonçant une agression qui dépasse le simple vol.
Un cri d’alarme sur l’insécurité à Kinshasa
Ce drame intervient dans un contexte où les incursions nocturnes se multiplient dans la capitale. Les habitants de plusieurs quartiers, en proie à des attaques à main armée, réclament depuis des mois des mesures de sécurisation plus efficaces.
Un journaliste qui requiert l’anonymat s’interroge sur la capacité des autorités à protéger les citoyens :
« Si un professionnel de l’information peut être attaqué chez lui, en plein Kinshasa, sans que rien ne soit fait, où allons-nous ? »
Au-delà du cas individuel, c’est la question de la sécurité des citoyens et de la lutte contre l’impunité qui est posée. Alors que les appels à renforcer les patrouilles nocturnes et les dispositifs de surveillance se multiplient, les Kinois retiennent leur souffle, espérant que ce drame ne restera pas lettre morte.