Sans éluder la question, le porte-parole du gouvernement a d’abord tenu à rappeler l’évidence, fermer TikTok, ce serait une punition collective pour des fautes individuelles.
« Si nous fermons TikTok, nous allons pénaliser tous ceux qui l’utilisent intelligemment. Tous ceux qui, chaque jour, gagnent leur vie dignement, avec respect et créativité. Des milliers de Congolais utilisent cette plateforme pour promouvoir leur art, leurs produits, leur savoir-faire. On ne va pas jeter le bébé avec l’eau du bain », a-t-il martelé.
Le ministre a ensuite enfoncé le clou : les réseaux sociaux n’ont pas vocation à remplacer les débats scientifiques par des insultes. Il a appelé à une prise de conscience collective, invitant ceux qui utilisent ces espaces pour injurier, humilier et porter atteinte à l’honneur des autres à « dégager » de la toile.
« La justice, où que vous soyez, finira toujours par vous rattraper »
Patrick Muyaya n’a pas non plus manqué de rappeler que le gouvernement ne compte pas rester les bras croisés. Les auteurs de cyberharcèlement, où qu’ils se trouvent, devront répondre de leurs actes.
« La justice, où que vous soyez, finira toujours par vous rattraper. Qu’on se le dise ! », a-t-il lancé, faisant écho à la détermination des manifestants et à la fermeté de l’exécutif.
Le ministre a également salué l’initiative des manifestants d’avoir saisi le CSAC, réaffirmant que le gouvernement est pleinement engagé dans la lutte contre les dérives numériques. Mais il a insisté sur une approche équilibrée : réguler, pas interdire. Sanctionner les auteurs, sans pénaliser les innocents.
Une réponse qui apaise et qui engage
En quelques phrases, Patrick Muyaya a su trouver le juste équilibre entre fermeté et pragmatisme. La fermeture de TikTok n’est pas à l’ordre du jour, mais la traque des « délinquants numériques », elle, ne fait que commencer.
Prochaine étape : la justice saisie, le CSAC interpellé, les comptes identifiés. Les jours des harceleurs sont comptés. Et les créateurs de contenu peuvent souffler : TikTok reste, mais les règles changent.