EN DIRECT

JB Mpiana, 25 ans après l’ivresse de Bercy : Le Souverain 1er prêt à faire trembler l’Accor Arena

·4 min de lecture
Screenshot
Screenshot

Dans l’imaginaire collectif des mélomanes congolais, il existe des dates gravées dans le marbre de la légende. Le passage de JB Mpiana à Bercy, il y a un quart de siècle, en est une. Ce 14 novembre 2026, 25 années plus tard, le Souverain 1er s’apprête à rouvrir le livre des souvenirs pour y écrire un chapitre inédit, flamboyant, à l’Accor Arena. Une promesse de communion entre une icône et son public, entre le passé et un avenir qui s’annonce grandiose.

Depuis l’annonce du concert, C’est à Kinshasa, lundi 7 septembre, que « Papa Chéri » a levé le voile sur cet événement tant attendu. Devant les « chevaliers de la plume » réunis pour une conférence de presse de près de deux heures, l’artiste s’est montré serein, conquérant, et d’une transparence rare sur les coulisses de ce retour. Il a officialisé ce qui n’était pas aussi une rumeur : sa collaboration avec le géant mondial Live Nation.

« Live Nation me cherchait depuis longtemps, mais le destin et des contrats m’en ont empêché. Aujourd’hui, je suis libre, et nous avons signé. Je n’ai jamais été un artiste compliqué, moi ! » a-t-il lancé, dans un sourire complice, balayant d’une phrase les rumeurs d’un ego surdimensionné.

Pour le leader de Wenge BCBG, ce partenariat n’est pas une fin en soi, mais un nouveau départ. Loin d’être un « diva », JB Mpiana se définit comme un homme de défis, exigeant sur la qualité et la transmission, fort d’expériences passées parfois douloureuses avec d’autres mécènes.

Face aux sirènes des nouvelles tendances et à un paysage musical en perpétuelle mutation, le Maréchal Mukulu reste inflexible. Il ne cédera ni au rap, ni aux artifices éphémères. Sa réponse, aussi simple que définitive, résonne comme un manifeste :

« Je continuerai à faire ce que je sais faire : bien chanter, bien danser. Changer pour faire du rap ? Ça, ce n’est pas JB ! » Une promesse d’authenticité pour les puristes, une leçon de style pour les plus jeunes.

Un spectacle total, entre modernité et mémoire

Dans la fosse ou les gradins de la salle parisienne, le public ne viendra pas chercher des effets de manche ou une mise en scène clinquante. JB Mpiana promet un spectacle brut, organique, où la musique et la danse seront les seules maîtresses. Mais ce retour est aussi un pèlerinage. Conscient de porter sur ses épaules le poids de l’histoire de la rumba congolaise, Papa Chéri a prévu plusieurs séquences d’hommages vibrants.

Les fantômes de la grande famille musicale rd-congolaise hanteront l’Accor Arena. Il y aura d’abord Seguin Mignon Maniatason, le batteur légendaire de Wenge BCBG, disparu en juin 2024. Un hommage naturel pour celui qui fut le battement de cœur de l’orchestre.

« La musique est mon métier et je continuerai à la faire. Je vais écrire une nouvelle page de l’histoire de JB Mpiana », a-t-il martelé. Et il ne le fera pas seul. Avec Live Nation aux commandes de la production, ce rendez-vous s’annonce comme l’un des événements culturels majeurs de l’année à Paris, une véritable fête de la musique rd-congolaise à portée internationale.

De Kinshasa à Bruxelles, en passant par Londres et bien sûr Paris, l’attente est à son comble. Une génération s’apprête à retrouver son idole, à revivre l’ivresse des grands soirs. Une autre, plus jeune, s’apprête à découvrir en live la puissance scénique de « Moto Pamba », sur la scène même qui a consacré sa légende. Bercy, c’était l’histoire. L’Accor Arena, c’est la promesse d’un avenir toujours aussi rayonnant.

Partager Facebook X
Écrit par pop Kidimbu

La newsletter Talents2kin

L’essentiel de la culture urbaine congolaise, chaque semaine dans votre boîte mail.

Pas de spam. Désinscription en un clic.