Humiliée d’entrée par une Argentine impériale (3-0), l’Algérie avait rendez-vous avec son honneur face à la Jordanie. Et les Fennecs ont répondu présent, s’imposant 2-1 dans un match où le mental a primé sur la technique. Pourtant, tout avait mal commencé : à la 36e minute, les Jordaniennes surprenaient une défense algérienne encore fébrile, plongeant tout un peuple dans le doute. Mais cette fois, contrairement au match d’ouverture, les coéquipiers de Riyad Mahrez n’ont pas sombré. Ils ont serré les rangs, haussé le ton et retrouvé cette rage de vaincre qui avait fait leur gloire lors des précédentes campagnes.
La réaction est venue en seconde période, portée par un double éclat individuel. D’abord, Nahir Benbouali, en véritable renard des surfaces, a surgi à la 69e minute pour égaliser, libérant les bancs et redonnant des ailes à tout un collectif. Puis, à la 82e, Amine Gouiri a parachevé le retournement de situation laissant le gardien jordanien sans réaction. Ce doublé salvateur sonne comme une délivrance pour des Fennecs qui ont enfin montré un visage conquérant, après une entame de tournoi où ils étaient apparus tétanisés par l’enjeu.
Désormais, la donne est claire : avec 3 points au compteur, l’Algérie joue sa survie face à l’Autriche lors de la dernière journée. Une véritable finale où seule la victoire sera synonyme de qualification pour le prochain tour. Le sélectionneur pourra s’appuyer sur cette remontée spectaculaire pour aborder ce choc avec un mental retrouvé. Mais gare à la démesure : les Autrichiens, solides et réalistes, ne feront aucun cadeau. Les Fennecs tiennent leur sursaut, reste à confirmer qu’ils sont bel et bien de retour dans la course.
✍🏻 Pop KIDIMBU



