Dans le milieu musical congolais, certaines prises de position font plus de bruit que d’autres. Félix Wazekwa vient d’adresser un avertissement public et sans détour au chroniqueur Djo K Kabengele, actuellement au cœur d’une polémique pour des déclarations jugées irrespectueuses envers plusieurs artistes, et notamment envers JB Mpiana.
Le message de Wazekwa est clair, direct et sans ambiguïté.
« Tout ce que je peux dire à Djo K Kabengele, c’est qu’il doit se rappeler qu’il n’est pas artiste musicien, mais animateur et chroniqueur musical. Tu es intelligent, tu t’exprimes bien, mais fais très attention à ce que tu dis, surtout concernant JB Mpiana. Lui-même ne te fera peut-être rien, mais tu ne sais jamais par qui ces paroles pourraient te revenir. »
Ce que Wazekwa pointe ici, c’est une ligne que beaucoup franchissent dans le monde des médias musicaux congolais : la confusion entre la liberté d’expression et le dénigrement gratuit. Critiquer un artiste, analyser son parcours, questionner ses choix artistiques, c’est le rôle d’un chroniqueur. Mais s’attaquer publiquement à des personnes avec qui on a partagé des moments, à qui on doit une partie de sa visibilité, c’est une autre affaire.
JB Mpiana, une dette reconnue
Pour appuyer son propos, Félix Wazekwa n’hésite pas à parler en son nom propre. Il reconnaît publiquement ce que JB Mpiana a représenté dans son parcours, une générosité concrète et un soutien qui dépasse le simple cadre professionnel.
« Il y a des vérités qu’il faut reconnaître. Moi, JB Mpiana m’a énormément aidé. Malgré mon statut d’artiste, il m’a soutenu à plusieurs reprises, allant même jusqu’à me donner de l’argent. »
Des mots rares dans un milieu où l’on parle rarement de gratitude aussi ouvertement. Wazekwa va plus loin en rappelant une ironie que beaucoup ont relevée : le surnom devenu célèbre de JB Mpiana, « l’homme qui a mis l’eau dans coco », aurait été popularisé par Djo K lui-même. La question qui se pose alors est simple. Pourquoi valoriser quelqu’un hier et se retourner contre lui aujourd’hui ?
Le respect comme ligne rouge
Au-delà du cas Djo K, Félix Wazekwa soulève une question de fond qui concerne l’ensemble du milieu. Construire une carrière musicale demande des années de sacrifices, de persévérance et d’abnégation. Voir ce travail tourné en dérision dans les médias dans le seul but de créer la polémique ou de générer du buzz est quelque chose qu’aucun artiste ne peut accepter sereinement.
Son message final est celui d’un aîné qui a vu beaucoup de choses dans ce milieu et qui sait exactement où mènent certaines routes. La reconnaissance, la loyauté et le respect ne sont pas des options dans le monde artistique congolais. Ce sont des fondations. Et quand on les fragilise, c’est rarement sans conséquences.




